« Évoluer en tant qu'être humain au travail, grâce au travail »

Growth

Valérie Gobeil, responsable du développement, et Cyril Boisard, coach organisationnel, nous parlent de l’un des piliers de la philosophie de gestion de GSoft : le développement des individus.

«Pour nous, le développement des individus, c’est lorsqu’une entreprise permet aux gens qui y travaillent d’en apprendre sur eux-mêmes, de s’épanouir et de s’accomplir non seulement comme employé, mais aussi comme être humain.»

On a tendance à penser que c'est à l'école qu'on apprend, mais croyez-vous qu'un individu doit apprendre tout au long de sa carrière?

Valérie Gobeil : « Absolument. On croit que le travail peut fournir une occasion de se développer, malgré les moments de doute, de stagnation, de régression et d'inconfort.»

Cyril Boisard : « Pour nous, le développement des individus, c’est lorsqu’une entreprise permet aux gens qui y travaillent d’en apprendre sur eux-mêmes, de s’épanouir et de s’accomplir non seulement comme employé, mais aussi comme être humain. »

Elle est apparue comment, cette philosophie?

V. G. : « J’ai l’impression qu’elle a toujours existé chez GSoft, mais elle n’était pas clairement exprimée. Le besoin de la définir s’est toutefois fait sentir avec la croissance de l’entreprise. »

C. B. : « On voulait ainsi s’assurer d’une certaine cohérence au sein de l’organisation, malgré son expansion. Par contre, pour nous, cohérence n’est pas synonyme de standardisation. Autrement dit, l’important, c’est de se doter de principes communs qui guident nos pratiques, et non que tout le monde adopte exactement les mêmes pratiques! »

Si cette philosophie n’est pas définie dans un cadre strict, comment s'applique-t-elle au quotidien? Avez-vous des exemples?

V. G. : « Notamment, les gestionnaires incitent les membres de leur équipe à réfléchir sur la manière dont ils vivent les valeurs de l’entreprise. Chaque employé est donc invité à se demander jusqu’à quel point il incarne certaines expressions des valeurs, comme la prise de risques, la co-création, la communication, etc. Si la personne incarne bien ces aspects, c’est super, sinon, on l’invite à proposer des objectifs qui lui permettront d’évoluer dans sa façon d’être pour s’en rapprocher. »

C. B. : « Parmi nos initiatives, l’entreprise offre aussi une formation en communication consciente qui permet, notamment, d’apprendre à formuler des critiques constructives et d’en recevoir. C’est une formation qui a été très bien reçue et appréciée, mais on tient à ce qu'elle reste optionnelle. On préfère miser sur la responsabilisation et l’envie de chacun de se développer. »

Quels sont les avantages de cette approche?

C. B. : « Un des avantages est que chacun se responsabilise face à l'accomplissement qu'il trouve dans son travail. »

V. G. : « C’est pourquoi il n’y a pas non plus de cheminement professionnel typique. Le cheminement de carrière est une responsabilité partagée entre l'employé et l'employeur. Alors, si un vendeur souhaite devenir développeur, à lui de faire valoir son intérêt. En retour, on ne lui répondra pas que c’est impossible, on verra avec lui comment il peut atteindre cet objectif tout en prenant compte des besoins d’affaires de l’organisation. On encourage les gens à aller vers ce qui les motive et à ne pas s’arrêter parce qu’ils n’ont pas d’expérience dans un rôle.

C'est une approche qui pourrait déstabiliser certaines personnes. Comment gérez-vous ce possible inconfort?

V. G. : « Il faut oser sortir de sa zone de confort et oser expérimenter! Ce qui amène parfois à se tromper. Mais, chez GSoft, on encourage la prise de risques, car c’est ainsi qu’on innove. En somme, on veut que l’entreprise soit perçue comme un laboratoire d’expérimentation. »

V. G. : « Cela dit, pour ceux et celles qui vivent des difficultés, que ce soit au travail ou à la maison, il y a toujours la possibilité d’en parler et de recevoir du soutien. Chez nous, on peut se montrer vulnérable. En fait, être capable d'exprimer ce que l'on trouve plus difficile est vu comme une force. »

C. B. : « On veut que chaque personne puisse se sentir libre d’être elle-même, peu importe comment elle se sent et où elle se trouve. C’est pourquoi on aspire de plus en plus à décloisonner les sphères du travail et de la famille, qui sont trop souvent présentées en opposition. L’être humain n’est pas ainsi compartimenté! Alors, on tente de créer un environnement de travail qui nourrit positivement autant la vie professionnelle que personnelle. C’est exactement ça, pour nous, le développement des individus : évoluer en tant qu'être humain au travail… et au-delà du travail. »

Valérie Gobeil

Ce qui me stimule, c’est d’explorer de nouvelles façons de nourrir le potentiel et le développement d’équipes et d’individus. Mon objectif est d’inviter la remise en question pour favoriser l’évolution face à certaines conventions ou façons de faire. Je m’inspire de diverses techniques et perspectives incluant la nature, l’improvisation appliquée et le design d’expériences d’apprentissages.

Cyril Boisard

Deux valeurs fondamentales me guident dans mon quotidien: la cohérence et l’équité. Mon rôle est d’aider l’organisation à faire face à la complexité. Je crois qu’une organisation davantage centrée sur l’humain et son développement investit dans sa durabilité et sa résilience, sans toutefois mettre de côté sa performance.

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