Devenir développeuse web: le parcours atypique de Sophie

14 novembre 2019 6 min. |

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Sophie Choukah est une excellente spécialiste SEO, et son apport à l'équipe marketing d'Officevibe est indispensable. Mais plus elle plonge dans le référencement de sites internet, plus elle se prend à rêver de devenir elle-même développeuse web. Plutôt que de tout quitter pour se réorienter, Sophie s'est embarquée dans un parcours de formation assez ardu, sans aucune garantie de réussite. Voici comment, avec l'aide de ses collègues de GSoft, elle a relevé son propre défi: devenir développeuse web.

« Sans tous les efforts que j'ai faits, la réorientation de carrière à l'interne n'aurait pas pu fonctionner. »

Qu’est-ce qui t’a amenée à vouloir passer du SEO au développement web?

Sophie Choukah : « Après trois ans à travailler comme spécialiste SEO pour Officevibe, j’ai ressenti le besoin de diversifier mes compétences. Pour être honnête, je commençais à m’ennuyer dans mon rôle. J’adorais mon équipe, le produit, l’entreprise, mais j’avais l’impression de ne pas utiliser mon potentiel à son maximum. Et puis c’est ma sœur qui m’a donné le goût d’essayer d’apprendre à coder. Je la voyais coder et créer des choses concrètes sur son écran quand j’étais à la maison, ça me fascinait! Elle avait un diplôme en communication et était capable de toucher au code, simplement parce qu’elle osait expérimenter. Je me suis dit, après tout, pourquoi pas moi?

Quelle a été ta première démarche pour apprendre le code?

S. C. : « Je suis de nature assez autodidacte, ça doit être de famille! J’ai tout simplement trouvé des ressources gratuites en ligne. Le but, c’était de savoir si j’aimais ça, et si j’étais capable de comprendre la logique derrière le code. Par chance, j’ai rapidement réalisé à quel point j’aimais ça. Je suivais mes cours sur mon temps libre, les soirs et les fins de semaine. Ça me prenait beaucoup de temps et d’énergie. Cependant, ma progression a commencé à stagner à un certain point, et je commençais à m’épuiser littéralement. C’est devenu un tournant décisif: j’ai décidé d’en parler à ma gestionnaire, en toute franchise.

Comment ta gestionnaire a-t-elle réagi?

S. C. : « Ma gestionnaire a été à la fois encourageante et terre à terre. D'un côté, elle tenait à me soutenir dans ma transition, mais de l'autre, elle voulait s'assurer que le changement n'aurait aucun impact négatif sur l'entreprise. La réorientation, d'accord, mais pas au prix d'une baisse d'efficacité en référencement, par exemple! Ensemble, nous nous sommes tournées vers les départements Culture et Organisation (CO) et finances – qu'on appelle les «bas bruns»! –, car mes ambitions de changement de métier soulevaient beaucoup de questions: Qui allait reprendre certaines de mes tâches de SEO? Qui allait me coacher dans mon apprentissage? Quels seraient le niveau à atteindre pour pouvoir devenir développeuse web? Comment allait-on calculer mon salaire, pour rester équitable avec le reste de l'entreprise? Je pense que les cas précédents de mobilité interne chez GSoft étaient un peu moins drastiques, et mon initiative a créé un certain remous à l'interne.

Concrètement, comment tes collègues t'ont accompagnée dans ta réorientation?

S. C. : « Des rencontres régulières ont été instaurées entre des responsables du département Culture et Organisation et moi, et il y a même un développeur sénior qui a accepté de me coacher! Il m’a aidée à identifier mes besoins concrets pour que je m’améliore plus rapidement. J’ai pu libérer une demi-journée par semaine afin de me concentrer à l’apprentissage du code, et mon coéquipier en SEO a accepté de reprendre certaines de mes tâches. Je me suis vraiment sentie épaulée et encouragée par mon équipe! Et même Simon De Baene, le PDG, m’a envoyé un message pour m’encourager personnellement!

À quel moment as-tu enfin changé de rôle?

S. C. : « J’ai passé plusieurs mois à continuer d’apprendre et à m’exercer. Mais l'entreprise ne comptait pas faire de concession sur ses exigences juste parce que l'équipe m'aimait bien. Il n’était donc pas question que j'obtienne un poste pour lequel je n’avais pas le niveau. J’ai dû passer par certaines étapes du recrutement, comme un candidat externe l’aurait fait. J’ai notamment dû procéder à un atelier de travail, cet exercice de mise en situation qui est demandé à tous les candidats chez GSoft. Et d’ailleurs, la première fois que j’ai fait l’exercice, j’ai échoué! J’étais vraiment déçue. J’ai dû redoubler d’efforts pour arriver au niveau d’exigence requis pour un poste de développeuse junior.

Selon toi, qu'est-ce que ça prend pour changer de carrière à l'interne, comme tu l'as fait?

S. C. : « Ça prend beaucoup d'autonomie et du soutien de personnes clés! C'est vrai que GSoft est ouvert à l'expérimentation en termes de mobilité interne, et ça m'a bien servi. Mais la vérité c'est que tout le processus repose sur la personne qui se réoriente. Sans tous les efforts et les sacrifices que j'ai faits, tous les tests que j'ai passés à l'interne pour s'assurer de mon niveau de développeuse web, et tout le soutien que j'ai reçu de mes gestionnaires et mes collègues, la réorientation de carrière à l'interne n'aurait pas pu fonctionner.

Comment vois-tu la suite de ta carrière?

S. C. : « Pour le moment, mes fonctions sont encore réparties entre le SEO et la programmation. J’ai hâte de pouvoir me consacrer entièrement au développement de site internet, c’est certain. Ces derniers mois m’ont permis de voir que les possibilités sont beaucoup plus grandes que ce que je pensais, et qu’on est vraiment capable d’évoluer lorsqu’on nous en laisse la chance. Quand je serai une assez bonne développeuse, j’aimerais ensuite me perfectionner en design et en expérience utilisateur (UX). Bref, je souhaite rajouter des cordes à mon arc constamment, pour continuer d’apprendre!

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