Retour sur l’expérience du on-travaille-de-chez-soi

14 octobre 2020 8 min. |

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« J’étais convaincu que je n’aimais pas travailler à distance. J’étais une de ces bébittes sociales qui avait besoin d’être en contact permanent avec tout le monde. Je travaillais même dans le café pour pouvoir collaborer avec le plus de gens possible et, voilà, six mois plus tard je suis seul dans mon sous-sol, dans le calme, et je suis heureux. »

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Kevin Borduas

Directeur d’ingénierie de ShareGate, GSoft

En fait, Kevin n'est pas le seul dans cette situation : plusieurs de nos collègues chez GSoft ont partagé les mêmes sentiments. Notre organisation a toujours été fière de sa culture de travail qui reflète nos valeurs fondamentales de partage et de collaboration. Avant l’arrivée de la pandémie, nous nous étions même lancés dans un projet d’agrandissement de nos bureaux. Du jour au lendemain, nous nous sommes retrouvés à fermer les portes de l’entreprise, tout en cherchant le meilleur moyen de conserver les liens étroits entre nos 272 collègues. Ça n’a pas été facile pour personne, mais avec un peu de recul on commence à mieux comprendre ce que cette nouvelle réalité à distance a à nous offrir.

Transitions incertaines

À plusieurs égards, on a eu de la chance. Conscients que le neuf à cinq ne répond pas aux besoins de tout le monde, le travail à distance a toujours été une option pour nos équipes. Tous les membres de la famille GSoft étaient donc déjà équipés d’un portable et, tant que leur horaire était approuvé par leur équipe, c’était à eux de décider de la flexibilité qui leur convenait. Cette option restait tout de même une solution de rechange. Quand le confinement est venu bouleverser l’ordre des choses, on avait encore du chemin à parcourir pour faire de cette solution notre solution principale!

Notre plus grande priorité : s’assurer que tout le monde soit bien installé chez eux. Comme plusieurs de nos collègues n’avaient aucun espace conçu pour travailler, GSoft a libéré des fonds pour aménager nos nouveaux bureaux satellites spontanés.

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Perspective d’employés

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Si tu n’es pas bien dans ton environnement de travail, tu ne seras pas heureux. La première chose que je me suis achetée, c’est une bonne chaise, et ça a fait toute la différence pour de longues journées devant l’écran.

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Kevin Borduas

Directeur d’ingénierie de ShareGate, GSoft

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La prochaine étape c’était de lier 272 employés par un nouveau bureau GSoft en mode Cloud. En toute honnêteté, à contrecoup de la pandémie, on faisait des pieds et des mains pour poursuivre nos activités. GSoft est axée sur un modèle d’équipes autonomes, ce qui a été un avantage considérable dans le chaos de la transition puisque chaque groupe pouvait rapidement établir une nouvelle façon de faire. Par contre, le revers de la médaille de cette indépendance était que GSoft s’étendait maintenant sur d’innombrables plateformes de communication, passant de Slack à Discord. On a réussi à ramener tout le monde sous le chapiteau de Microsoft Teams, mais le processus nous a clairement démontré le besoin d’établir une stabilité à long terme et un plan qui viserait plus loin que le bilan hebdomadaire du ministère de la Santé.

À distance par défaut

« À compter de maintenant, GSoft devient une entreprise à distance par défaut. On va miser plus que jamais sur la technologie pour porter la collaboration à un autre niveau. Que ce soit à distance ou au bureau, on veut que la folie et la créativité propres à GSoft puissent s’exprimer à leur plein potentiel. »

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Simon de Baene

PDG et cofondateur, GSoft

Au milieu d’une crise globale qui semble infinie, une décision a été prise. GSoft ne se démarque pas par son bureau, sa demi-lune ou sa belle machine à espresso – GSoft se démarque par son monde. À nos yeux, s’engager au travail à distance, c’est s’engager envers nos collègues; s’engager à enrichir leur vécu réel et non à maintenir une façade d’entreprise qui ne correspond plus à leurs besoins.

Cette décision nous permet de bâtir la fondation de l’avenir du travail à distance, au lieu de patauger sur place en attendant un déconfinement lointain. Première étape : une évaluation en profondeur de l’impact du travail à distance sur nos équipes, leurs succès, leurs échecs et l’effet que GSoft peut avoir pour les soutenir. Heureusement, notre groupe d’Officevibe s’y connait plutôt bien.

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Une nouvelle réalité

Notre premier exercice de questionnement interne a soulevé deux thèmes intéressants : les gens adorent le temps supplémentaire et la flexibilité qui viennent avec le travail à distance, mais vivent énormément de difficultés dues au manque de contact humain et d’interactions sociales. Travailler à domicile, c’est se dépêcher le matin pour éviter les embouteillages à la salle de bain, mais, pour Kevin, c’est un petit prix à payer en échange des moments qu’il peut maintenant passer avec ses deux garçons. « Aussitôt qu’on a su, j’ai annulé le service de garde. Ils partent le matin à pied, reviennent dîner à midi et sont de retour pour 15 h 05. Ce sont de belles occasions à saisir! » Certains de ses collègues envisagent même de vendre leur condo en ville, question de trouver une meilleure valeur financière et un mode de vie plus sain en périphérie de Montréal.

La certitude que GSoft compte soutenir le travail à distance à long terme permet ainsi à tout membre de l’organisation de rêver et de se lancer dans des projets qui auraient été inconcevables il y a moins d’un an.

Malheureusement, nous n’avons pas été à l’abri de l’isolement social et du manque de connexion humaine, ces fléaux si communs de l’année 2020. Bien que Kevin et nos autres gestionnaires travaillent ardemment pour s’assurer que cette transition vers le numérique soit une expérience positive, certains défis demeurent.

Les trois conseils de notre gestionnaire

1
Remplis ton agenda de mises au point régulières pour prendre le pouls de l’équipe et remplacer les conversations de couloir au bureau.


2
Les échanges écrits sont parfaits pour garder le contact avec tes collègues, mais assure-toi de prendre le temps de tenir une rencontre face-à-face dès qu’il y a un sujet délicat à aborder.


3
Implique l’équipe au complet pour organiser des moments de groupe : une pause-café ensemble, des jeux rigolos sur l’heure du midi, ou toute autre activité qui peut nourrir les liens interpersonnels et le besoin de connexion.

La distance a aussi un impact sur nos efforts de consolidation d’équipe, qu’ils soient organisés ou informels. Lors d’une pandémie, on ne peut pas simplement inviter les membres de nos équipes à se réunir en personne. D’ailleurs, la ligue de Magic : The Gathering qui envahissait la cafétéria chaque midi demeure en hibernation depuis mars dernier.

Côté recrutement, c’est devenu évident que notre processus d’intégration, qui a longtemps servi d’outil efficace pour accueillir et encadrer les nouveaux membres de nos équipes, a besoin d’être mis à jour par rapport à l’ordre numérique des choses. Même en ce qui concerne nos collègues de longue date, on observe une tendance à se replier sur soi-même (et sur Google!) au lieu de demander de l’aide à des coéquipiers. Fini le jour où on pouvait aisément rouler sa chaise vers le bureau voisin ou se présenter à la nouvelle recrue en file au café.

Ce sont des défis considérables, touchant profondément notre identité en tant qu’organisation facilitant l’échange et les rapports humains. Ils méritent donc des solutions réfléchies et non des réponses faciles, mais incomplètes. C’est à cette œuvre que nous nous dédions désormais, mais, entretemps, on s’engage à offrir autant de ressources que possible à nos équipes, que ce soit en modifiant ses forfaits d’assurances ou en augmentant la disponibilité de ses subventions en matière de santé. Nos gens sont les mieux placés pour choisir ce dont ils ont besoin : une fin de semaine dans un chalet dans le Nord peut soigner l’esprit autant qu’un abonnement au gym peut soigner le corps!

L’époque du travail à distance chez GSoft ne fait que commencer. Qui sait ce que l’avenir peut nous réserver, surtout après une année comme celle-ci? Si on reste tout de même confiants, c’est parce qu’on réussit à garder l’équilibre entre la stabilité au présent et les plans pour l'avenir. Avant de dire bye, Kevin partage :

« Notre transition à distance a été un succès grâce à la volonté d’avoir ces conversations avant même que ce ne soit un problème urgent. Il faut s’inspirer de ça. Peut-être qu’on serait dûs pour essayer encore plus de choses et en découvrir les avantages. »

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