Soutenir la relève en mode télétravail

9 novembre 2020 8 min. |

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Si la COVID-19 continue à avoir un impact indéniable sur nos emplois et nos industries, elle n’épargne pas non plus nos étudiants, qui se trouvent à réinventer le monde du travail avant même d’y avoir fait leurs premiers pas. Ces premiers pas, d’ailleurs, prennent souvent la forme d’un stage –, une des pierres angulaires d’un parcours vers l’emploi. Chez GSoft, le télétravail a changé plusieurs de nos outils et processus, mais pas notre approche quant à la collaboration, au mentorat et à l’apprentissage. Donc, une fois notre monde bien installé à la maison, notre équipe de recrutement s’est vite penchée sur l’avenir de notre programme de stage.

 

Le rôle d’Alyssa au sein de l’équipe est exactement de se pencher sur ce genre de défi. Il y a toujours eu des stagiaires chez GSoft, mais on voulait aborder la relation avec nos étudiants de façon plus délibérée. Alyssa a instauré une vision de ce qu’on pouvait attendre de nos stagiaires et, en retour, des expériences et connaissances qu’on pouvait leur offrir pour bien démarrer leur carrière. Avec la crise globale, plusieurs des tactiques initiales ont été mises de côté, mais c’est cette vision qui a guidé la transition de nos équipes et de nos stages vers cette nouvelle réalité numérique.

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Faire un stage à domicile, ça peut faire peur. Mais de notre côté rien n’a changé en ce qui concerne les opportunités, le mentorat ou les projets que nous offrons à nos stagiaires.

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Alyssa Ierfino

Conseillère en recrutement de la Relève, GSoft

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Il y a quelques années, ce janvier passé

GSoft a une image très claire de la structure de ses stages et du profil de stagiaire recherché. On a de fortes attentes envers nos étudiants, sans non plus perdre de vue leur réalité. On ne cherche pas quelqu’un qui possède toute l’expérience au monde, mais surtout qui démontre une réelle passion et une motivation pour le développement de logiciels : peut-être cette personne a-t-elle participé à des hackathons, a lancé des projets personnels ou été particulièrement impliquée dans un club étudiant.

On cherche des stagiaires qui poussent les choses un peu plus loin que la moyenne, parce que nos stages le font aussi. « On sait que les universités ont des limites dans ce qu’elles peuvent enseigner du côté pratique, alors notre but c’est de donner [aux étudiants] l’expérience complète d’un développeur », partage Alyssa. Les stages plus traditionnels vont souvent grouper leurs étudiants pour travailler sur un projet. On comprend pourquoi : c’est beaucoup plus facile à faire, et il n’y a aucun risque qu’une erreur affecte le développement d’un produit. Mais, à notre avis, nos stagiaires ont assez fait de projets de groupe en classe!

« Notre but c’est de donner aux étudiants l’expérience complète d’un développeur. »

Dès leur entrée en poste, ils sont placés dans nos équipes de production avec les mêmes tâches et défis que ceux d’un poste permanent. Cette approche serait impossible sans l’accent mis sur le mentorat. Chaque stagiaire est jumelé avec et suivi par un membre plus expérimenté de son équipe, et ce, pendant les quatre mois de son stage. Ces mentors sont là pour faciliter la transition des étudiants au sein de l’équipe, mais aussi pour créer une expérience personnalisée selon les besoins de chaque stagiaire.

Que nos étudiants cherchent à approfondir leurs connaissances en informatique, à élargir leurs compétences générales ou à démystifier les buzzwords agiles sur le terrain, on est là pour adapter leur parcours afin de combler leurs attentes et de favoriser l’atteinte de leurs objectifs. On se cherche des stagiaires uniques et, par conséquent, les stages qu’on offre doivent l’être aussi.

« On est là » pour vous

La COVID-19 a tout changé, incluant nos efforts de recrutement. La fin de semaine avant que Montréal entre en confinement, Alyssa se préparait pour un hackathon comptant 300 étudiants. On était investi à fond, avec des kiosques, jeux et événements planifiés pour toute la durée de l’événement. Mais, plus le temps avançait, plus il devenait évident qu’on ne pourrait pas aller de l’avant vu les circonstances. On a annulé le tout; non seulement l’hackathon mais aussi les deux mois d’événements de recrutement subséquents. Aujourd’hui, Alyssa en rigole : « deux mois nous semblaient tellement généreux comme marge de manœuvre! ».

Évidemment, on avait encore des leçons à apprendre. Mais, avant tout, il fallait s’occuper de notre monde. Le plan de match : renvoyer nos équipes à la maison et les retrouver en mode télétravail le lundi suivant. Dans le monde techno, on avait déjà les outils et certains avantages en place pour cette transition, mais ces mesures n’avaient jamais été déployées à si grande échelle. Heureusement, notre groupe de stagiaires était bien intégré depuis janvier, alors on a pu les soutenir comme on le faisait avec les autres : en établissant de bonnes lignes de communication, en offrant des budgets d’aménagement pour leurs bureaux à la maison, etc.

Pendant ce temps, nos écoles partenaires étaient en mode panique. Beaucoup d’étudiants venaient d’apprendre que leurs stages tombaient à l’eau et ils nous demandaient si on allait faire de même avec notre prochaine cohorte. Chez GSoft, notre mantra a toujours été « on est là » quand les gens ont besoin de nous, et c’était une opportunité de démontrer que ce n’étaient pas que des paroles en l’air. On s’est non seulement engagés à accueillir la prochaine cohorte au complet, mais aussi à s’assurer qu’elle recevrait l’expérience GSoft intégrale – même sans l’ouverture du bureau physique.

Pour relever ce défi, il fallait d’abord s’occuper de nos mentors. Leur influence est centrale au cheminement des stagiaires; alors si on pouvait les appuyer, ils seraient à leur tour mieux placés pour soutenir leurs étudiants. En particulier, on a établi des réseaux par lesquels nos mentors pouvaient se parler, partager leurs petites victoires, échanger des idées et les meilleures pratiques pour améliorer l’apprentissage de nos stagiaires.

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Du côté des stagiaires, on a remarqué qu’il y avait une tendance à essayer de tout faire par eux-mêmes. Ce n’était pas surprenant, car ce sont des étudiants qui cherchent à prouver leurs compétences, mais l’avantage d’un tel stage, c’est de partager ses défis avec les membres de son équipe et leur poser toutes sortes de questions. En l’absence de rencontres informelles dans le couloir, on a organisé un système de communication plus structuré; que ce soit des séances matinales entre les stagiaires et leurs mentors ou des serveurs Discord où toute l’équipe se rejoint pour coder et discuter.

« J’ai senti que mon expérience d’apprentissage tenait autant à cœur à mon mentor qu’à moi-même. »

- Anthony

Développeur logiciel, stagiaire été 2020

On voulait aussi que nos stagiaires sachent que GSoft, ce n’est pas juste le travail de 9 à 5. Quand on était tous au bureau, c’était impossible de manquer les 5 à 7, le club de course ou les jeux de société dans la cafétéria. Maintenant que tout se cache derrière un portail électronique, on s’assure de souligner activement tous les événements et les activités de groupes qui se déroulent chez nous. Peu importe le sujet, on trouvera toujours quelqu’un avec qui le partager!

Lorsque nos stagiaires nous quittent, on essaie toujours de prendre le pouls de leur expérience, question d’apprendre pour notre prochaine cohorte, mais aussi pour garder un contact avec eux, que ce soit pour un prochain stage ou pour un poste permanent. Notre première cohorte numérique a raffolé de son expérience. Le sentiment principal qui s’en est dégagée, c’était que ces stagiaires n’avaient rien perdu en matière d’expérience pratique ou culturelle chez GSoft et qu’ils en sortaient avec toutes leurs attentes satisfaites. En fait, il semblerait que le stage en mode numérique se passe plutôt bien puisqu’il nous amène à accueillir de nouveaux membres dans nos équipes :

« Travailler chez GSoft, c’était incroyable. Je n’ai jamais entendu parler d’un autre bureau virtuel où tu peux te sentir comme un véritable membre de l’équipe, pas juste un autre stagiaire. J’ai été poussé à quitter ma zone de confort, aussi, et ça m’a beaucoup motivé. »

- Guillaume

Développeur logiciel chez ShareGate et ancien stagiaire hiver 2020

C’est valorisant de recevoir ce genre de commentaires, mais on cherche tout de même à améliorer continuellement notre offre. Au début des classes à l’automne, on s’implique du côté des événements académiques et des salons de l’emploi.

En 2021, on relancera nos propres événements numériques. Eh oui, ce sera différent, mais, s’il y a bien une chose qu’on aime faire chez GSoft, c’est tout faire pour s’adapter et se réinventer.

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